Les moyens de paiement, qu’il s’agisse de la carte, du chèque, du prélèvement automatique ou du TIP, constituent, dans la relation banque-client et pour la vie quotidienne de chacun, un enjeu au moins aussi important que le compte bancaire lui-même.
En France, le développement, la modernisation et l’adaptation de ces moyens de paiement constituent une stratégie centrale pour l’ensemble des acteurs bancaires, comme en témoignent l’essor de la carte de paiement, les possibilités données de payer par carte ou par prélèvement les prestations du secteur public, ainsi que les dernières évolutions concernant le projet SEPA et les décisions prises sur la mobilité bancaire. 45 % des loyers en France sont réglés par prélèvement automatique. Tous secteurs confondus, il représente le troisième instrument de paiement scriptural le plus utilisé (19 %) après la carte bancaire (40 %) et le chèque (24 %).
Le prélèvement présente des avantages à la fois pour les banques (coûts modérés de traitement liés à son automatisation intégrale), pour les entreprises qui l’émettent (facilité de gestion comptable, initiative du règlement) et pour les particuliers (simplification de l’acte matériel de paiement). La fraude est par ailleurs inexistante en France pour cet instrument de paiement.
Appelé à évoluer de façon considérable pour toutes les parties avec l’offre du SEPA Direct Debit (SDD) à partir de novembre prochain (pays de la zone SEPA), le prélèvement peut bénéficier de nouvelles utilisations qui améliorent le retour sur investissement de l’adaptation nécessaire aux nouveaux modèles et processus imposés par SEPA.
Nota : En France, son introduction vient d’être reportée par le Comité National SEPA au 1er novembre 2010. La communauté bancaire française invoque le retard de la transposition de la DSP (Directive des Services de Paiement) dans plusieurs pays et, suite à l’interdiction à terme de l’interchange par la Commission Européenne, la nécessité de clarifier le nouveau modèle économique du prélèvement.
Prélèvement français actuel et SDD : synthèse des forces et faiblesses
Les changements induits par ce prélèvement paneuropéen peuvent en faire un véritable outil stratégique pour les acteurs européens, et notamment français, du marché bancaire (Banques, établissements de paiement, entreprises et consommateurs).
L’objectif final de cette étude est de montrer que le prélèvement peut constituer un véritable produit d’appel pour les différents acteurs européens du marché bancaire, en en faisant un service à forte valeur ajoutée leur permettant de répondre aux attentes des différents utilisateurs (entreprises et particuliers).
- Dans le cadre de cette étude, ADN’co fait dans un premier temps le point sur les ajustements requis par chaque catégorie d’acteurs concernés, ainsi que sur la remise en cause du modèle économique par la disparition de l’interchange d’ici fin 2012.
- Dans un deuxième temps, l’analyse du cas allemand, très proche du SDD, permet au cabinet d’apporter des pistes de réflexion pour de nouveaux services et des usages élargis du prélèvement.
L’étude souligne ainsi deux types d’opportunités de marché :
- les besoins des acteurs (entreprises, principalement) pour gérer leur migration
- les possibilités ensuite ouvertes par l’extension d’usage du SDD hors de son actuel contexte de paiement (« déghettoïser le prélèvement »).
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