|
 
<< Revenir au résultat de la recherche
Février 2 - VeilleVeille janvier 2011
THEMES ABORDÉS : - Cartes prépayées
- Cartes de paiement
- Cartes pro et entreprises
- Sans contact
- Mobile
- Transferts de fonds
- E-commerce et e-paiement
- DAB - GAB
| - Dématérialisation
- Lutte contre la fraude et sécurisation
- Acquisition
- Processing
- Réglementation
- TPE
- SEPA
|
Pour lire la synthèse de la veille Veille janvier 2011 cliquez iciPour cacher la synthèse de la veilleVeille janvier 2011 cliquez iciVEILLE PRODUITS, TECHNOLOGIES ET SERVICES- Alors que le déploiement des cartes sans contact se poursuit, les programmes de cartes prépayées se multiplient dans le monde. Surtout leurs usages tendent à se diversifier comme l’illustrent la carte cadeaux permettant d’offrir un premier capital de placement (Gratio Capital), ou la carte prépayée de remboursements fiscaux (MyAccount Visa). En offrant un moyen de paiement aux populations non bancarisées (jeunes, migrants…) ou d’interdits bancaires, elles donnent aussi aux établissements bancaires et financiers la possibilité d’approcher de nouvelles cibles. En France, l’utilisation principale qui en est faite tourne autour de l’argent de poche (cartes cadeaux, cartes dédiées aux jeunes) ou des transferts de fonds internationaux comme la carte Transcash Visa qui, commercialisée depuis novembre 2009, compte aujourd’hui plus de 10 000 clients actifs avec un chargement mensuel moyen allant de 80 à 250 euros par utilisateur.
- Les banques tâchent, une à une, de se positionner sur le marché du paiement mobile, en pleine expansion. Bank of America, par exemple, élargit aujourd’hui la portée de ses tests et prévoit de le proposer à ses clients d’ici la fin de l’année. Megapay, filiale de Megaworld (plus de cinq millions de clients au Brésil et treize millions en Amérique Latine), s’associe au fournisseur de services mobiles brésilien MJV en vue de développer le paiement mobile sur ce marché. Toujours au Brésil, une JV entre MasterCard et Telefonica SA a été créée dans le même but, via Movistar (propriété de Telefonica).
- Le m-paiement et les m-wallets semblent s’imposer dans les régions peu, ou sous-bancarisées. En France, comme en Europe, beaucoup reste encore à faire, mais les acteurs du secteur (opérateurs mobiles, constructeurs de téléphones, fabricants de cartes à puce, institutions financières, etc.) ne manquent pas de prendre position.
- Sur Internet, deux tendances continuent à s’imposer : la recherche de solutions de transferts de fonds rattachées aux réseaux sociaux (Dwolla) et le développement de solutions de paiement sécurisées pour les jeunes, initiées il y a quelques années par PayPal avec son PayPal Student Account ou par Hi-Pay avec sa solution multi compte.
- Sur le marché des TPE et des automates bancaires, l’actualité à souligner est l’initiative de BBVA autour d’une nouvelle génération de GAB, plus centrée sur l’amélioration de l’expérience du client. Par ailleurs, des services de retraits de transferts de fonds sont mis à disposition sur les GAB par plusieurs acteurs.
- En Espagne et au Danemark apparaissent les premières solutions de dépôts de chèques par mobile tandis qu’en Belgique les premiers titres restaurant électroniques sont enfin commercialisés.
VEILLE LUTTE CONTRE LA FRAUDE- En ce début d’année 2011, un constat s’impose : le renforcement progressif de la sécurité des processus de paiement pousse les fraudeurs à rechercher la compromission interne de données ou, inversement, à pénétrer le monde diffus de l’informatique chez les clients (PC, smartphones, etc.). Les analystes s’accordent à penser que les tendances constatées au cours de l’année 2010 devraient se poursuivre. Les différents rapports publiés récemment soulignent ces tendances et renforcent l’inquiétude des acteurs. L’apparition de nouveaux logiciels malveillants ainsi que la recrudescence du nombre de cibles potentielles imposent une vigilance accrue. Par ailleurs, les fuites d’informations sont devenues un véritable enjeu même pour des institutions de renom pourtant rompues à la mise en œuvre de mesures de lutte contre des menaces de sécurité de tous ordres. A l’heure où des organisations criminelles de plus en plus professionnalisées, se renforcent (ce en dépit des différents démantèlements survenus l’an passé), institutions bancaires comme non bancaires doivent s’assurer de la protection de leurs données ainsi que de celles de leurs clients. De plus, diverses affaires récentes soulignent l’importance de sensibiliser les salariés à la sécurité de leur poste et de leur environnement de travail. Aucun système n’est aujourd’hui exempt de risques.
- Les réseaux sociaux, du fait de leur popularité, éveillent également l’inquiétude des spécialistes qui y voient des cibles privilégiées, notamment Facebook : récupération d’adresses mail et de données personnelles exploitées lors de campagnes de spamming, prolifération de vers par le biais des comptes utilisateurs, etc. Twitter est également exposé : prolifération des vers et alimentation des campagnes de spam affectant ses utilisateurs.
Source : CyberSourse - Seventh Annual UK ONLINE FRAUD REPORT 2011 edition
VEILLE ACTEURS- Les banques françaises n’hésitent plus à recourir à des prestataires étrangers pour se différencier sur la scène européenne. Tel est l’enseignement du contrat d’acquisition monétique confié par LCL à SIX Pay, acquéreur et processeur suisso-luxembourgeois. Ce choix s’explique en partie sans doute par l’équilibre de la relation client-fournisseur, SIX Group n’ayant pas le même poids que ses concurrents paneuropéens comme VocaLink ou Equens.
- D’autres événements illustrent les tendances en cours sur le marché des paiements :
- D’abord la concentration des industriels qui se confirme avec une co-filiale de recyclage automatisé de billets créée par Wincor Nixdorf et G&D.
- Dans un autre registre, la banque chinoise ICBC ouvre cinq nouvelles succursales en Europe, dont la France.
- La montée en puissance de l’Etat sur le virement SCT fait quant à elle grimper, ce trimestre, le taux de conversion SEPA de la France, comme indiqué à la dernière réunion du Comité National SEPA. Le secteur privé paraît dès lors à la traîne et ce, sans doute jusqu’à l’officialisation des dates européennes de bascule.
- Cette veille fait enfin le point sur la stratégie des Américains Square Up et Google sur le paiement par mobile. Elle évoque aussi la percée française dans le micropaiement en ligne.
VEILLE REGLEMENTAIRE- La nouvelle la plus importante du mois est sans conteste la baisse probable de la CIP, l’interchange du système de cartes français CB. Engagées depuis trois ans dans un litige avec le régulateur français, saisi par le Commerce, les banques françaises ont proposé de transiger afin d’éviter une amende. Elles veulent éviter de reproduire le modèle de la condamnation subie à la rentrée 2010 sur l’interchange du chèque. Les sommes, dans le cas présent, pourraient en effet s’avérer colossales, en proportion du chiffre d’affaires généré par les commissions de service des commerçants. Un auto-engagement sur un calcul mis à jour, transparent et révisable doit être agréé d’ici mai prochain.
- Sur le prélèvement SDD, la FBF a déclaré son hostilité au projet de Règlement SEPA transmis par la Commission Européenne. Elle s’oppose à l’interdiction de l’interchange et à l’ajout d’exigences nouvelles sur cet instrument par rapport aux Corps de règles de l’EPC.
- Cette dernière a, de son côté, publié la cinquième version du Recueil d'Exigences de son « Volume » de normalisation monétique. Enrichi par étapes, ce Recueil comporte à présent des exigences fonctionnelles complètes pour les cartes et les matériels d’acceptation, terminaux, tant en paiement – à proximité et à distance – qu’en retrait. Il évoluera encore courant 2011.
- Cette veille revient aussi en détails sur le projet de la Fed pour plafonner l’interchange de débit aux Etats-Unis. Diverses dispositions non tarifaires le complètent pour contrôler les règles des systèmes de cartes et en réduire l’influence sur les marchés.
|
|
|