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Août 2010 - VeilleVeille juillet 2010
THEMES ABORDÉS : - Cartes de paiement
- E-commerce et e-paiement
- Mobile
- DAB - GAB
| - TPE
- SEPA
- Lutte contre la fraude et sécurisation
- Processing
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Pour lire la synthèse de la veille Veille juillet 2010 cliquez iciPour cacher la synthèse de la veilleVeille juillet 2010 cliquez iciVEILLE PRODUITS ET TECHNOLOGIES- Dans un contexte général de regain d’intérêt pour le paiement à débit, au détriment du crédit qui subit les effets à moyen terme de la crise économique, certaines zones géographiques présentent un potentiel particulier ; c’est le cas du Moyen-Orient où Visa a multiplié les partenariats avec des banques locales et constate une croissance à deux chiffres des transactions par cartes de débit, même si cette croissance n’est pas forcément liée à la crise économique, mais surtout à des facteurs culturels et conjoncturels.
- Sur le marché du paiement mobile, on constate que les start-up qui tirent leur épingle du jeu sont celles qui opèrent sur des segments de niche, dans l’attente du décollage tant attendu de ce marché en pleine structuration : nous citons ce mois-ci les deux exemples de PayByPhone, qui s’est spécialisée dans les applications de paiement « on street », quelle que soit la technologie utilisée, et de Bling Nation qui équipe les téléphones de stickers sans contact pour permettre le paiement dans les commerces de proximité et les petites enseignes locales.
- En outre, l’offre des services mobiles continue à s’étoffer et commence à se structurer, comme en témoigne le lancement à l’échelle mondiale de « Smart Mobility » par Atos Origin, qui illustre la volonté du groupe de se lancer dans l’agrégation d’applications mobiles « intelligentes ».
- Le e-commerce poursuit sa progression et génère un afflux massif sur le Web des TPE et PME, créneaux sur lesquels les banques se positionnent, leur proposant de les accompagner entièrement dans la création de leur activité sur Internet. Cette tendance confirme la forte interconnexion entre le canal d’achat de proximité et le canal Internet.
- C’est d’ailleurs un des enjeux pour certains « pure players », comme PayPal ou Facebook qui cherchent à réintégrer le circuit de l’achat de proximité : ainsi Facebook amorce une petite révolution avec l’acceptation de ses Facebook Credits dans un réseau de distribution physique. Par ailleurs, en Italie, les détenteurs d’un iPhone peuvent désormais recharger leur compte prépayé avec PayPal.
- Automates et Terminaux de Paiement Electroniques (TPE)
- Les gammes d’automates bancaires et de TPE continuent de s’étoffer, pour faire face à une demande grandissante de la part des clients (croissance de l’usage des espèces notamment) et accompagner les stratégies de différenciation des banques par le service ; elles intègrent désormais des technologies plus intuitives (écrans tactiles) et plus mobiles (Velvet Suite).
- Autres supports de paiement
- L’évolution constante du marché des moyens de paiement, sous l’influence des nouvelles réglementations européennes, aboutit à l’émergence de nouveaux instruments de paiement, notamment le SDD qui fait désormais partie de l’offre SEPALIA d’une filiale de La Poste. Dans le même temps, d’autres semblent voués à disparaître ; c’est du moins ce que souhaiterait la Fédération des Entreprises du Commerce et de la Distribution au sujet du chèque, pour voir émerger à la place le virement SEPA (SCT), moins coûteux et plus sécurisé.
VEILLE LUTTE CONTRE LA FRAUDE- A l’heure où tous les acteurs du monde de la monétique s’engagent à fournir les efforts nécessaires pour permettre la conformité aux prérequis internationaux en matière de sécurisation des données sensibles et/ou bancaires, la norme EMV pénètre enfin le marché américain où de plus en plus d’acteurs de poids envisagent la migration, malgré les coûts induits. En Europe, les efforts pour se conformer au standard PCI-DSS se poursuivent, bien que la route soit encore longue. La progression des chiffres de la fraude sur Internet pousse les institutions à se prononcer à nouveau en faveur des technologies d’authentification forte.
- Par ailleurs, considérant la récente nouvelle du développement d’un logiciel permettant de pénétrer le réseau GSM, la fraude pourrait poursuivre son développement multicanal. Enfin, nous noterons l’apparition de plusieurs solutions visant à la combattre, tant en aval qu’en amont de l’envoi des transactions de paiement, ainsi que les préconisations de Visa en matière de stockage des données bancaires chez les commerçants.
VEILLE ACTEURS - A l’échelle européenne, la principale nouvelle du côté des acteurs concerne l’Espagne, avec la fusion effective entre les deux premiers réseaux de cartes nationaux, ServiRed (60 % des opérations traitées) et 4B (environ 20 %). Reportée de 18 mois, elle va marginaliser le troisième réseau, EURO 6000, réunissant les caisses d’épargne moyennes et petites. Cette fusion intervient alors que ServiRed avait gagné en parts de marché sur son nouvel allié 4B. EURO 6000 pourrait voir son salut dans une intégration SEPA plus poussée au sein de l’EuroAlliance of Payment Schemes (EAPS).
- A cet égard, l’EAPS connaît un essor notable avec l’ouverture du corridor anglo-allemand pour les retraits. Les DAB britanniques LINK échangeront directement via les circuits et règles d’EuroAlliance les transactions de retrait effectuées par les porteurs allemands de cartes de débit Girocard. Cette annonce correspond à la stratégie de LINK de liens bilatéraux directs, développée depuis 2006 et illustrée par ses accords similaires avec China UnionPay et l’Américain Discover.
VEILLE REGLEMENTAIRE- En matière de réglementation, si les législateurs et régulateurs observent la pause estivale, ce n’est pas le cas de l’EPC, dont le plan de travail 2010 est particulièrement chargé. La feuille de route SEPA de la BCE et de la Commission Européenne lui ont fait obligation de proposer cette année des instruments SEPA adaptés à l’e-commerce et au m-commerce. L’EPC présente donc l’état d’avancement des ses travaux : un cadre applicable au paiement en ligne et un livre blanc sur le m-paiement. Dans les deux cas, l’EPC implique ou impliquera les professionnels et solutions déjà opérationnelles.
- Par ailleurs, les banques européennes critiquent de façon très argumentée l’approche précautionneuse de la Commission dans la fixation réglementaire de dates de bascule aux instruments SEPA. L’EPC demande que le projet de texte ne se contente pas de désigner le prélèvement SDD et le virement SCT par la mention d’exigences essentielles et de standards communs. La Commission veut éviter de conférer un monopole aux instruments de l’EPC. Pourtant, le danger serait surtout de brouiller le signal apporté par un calendrier contraignant, alors que le but est de motiver les donneurs d’ordre à planifier enfin leur migration, dans un contexte économique peu porteur.
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