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Décembre - Veille

Veille novembre 2010

THEMES ABORDÉS :
  • Cartes de paiement
  • Sans contact
  • Lutte contre la fraude et sécurisation
  • Affinitaire
  • Mobile
  • E-commerce et e-paiement
  • Fidélité
  • DAB - GAB
  • TPE
  • Acquisition
  • SEPA
  • Cartes prépayées
  • Réglementation
  • Processing
  • Crédit
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VEILLE PRODUITS ET TECHNOLOGIES
  • Cartes
    • Dans le domaine technologique, les cartes générant des codes à usage unique semblent se généraliser, comme en témoignent l’adoption de la carte Visa CodeSure par la banque suisse Cornèr ou le lancement de la carte Ezio de Gemalto aux Etats-Unis. Des initiatives qui répondent à des préoccupations croissantes en matière de sécurité.
    • D’un point de vue marketing les stratégies affinitaires continuent de se développer avec notamment un fort investissement des acteurs bancaires sur la cible jeune (comme l’illustre le récent partenariat entre la Banque Populaire et NRJ) mais aussi en matière de développement durable et environnementale (citons l’exemple du partenariat entre la Société Générale et l’ONF, en faveur de la reforestation, ou de la carte crédits-carbone lancée comme pilote sur l’île de Norfolk, Australie).
  • Mobile
    • Le paiement mobile connaît un essor significatif. Une étude IDC réalisée début novembre se penche sur le comportement des utilisateurs de ce support et indique que 10 % des personnes interrogées dans six pays européens consultent des sites de commerce et effectuent des achats au moyen de leur téléphone portable. Mais l’Europe n’est sans doute pas le premier marché. Ainsi, une enquête Celent, portant sur la Chine, annonce qu’elle devrait devenir le plus grand marché mondial du paiement mobile avec 410 millions d’utilisateurs en 2013. Face à cette croissance, opérateurs et banques misent sur le développement du paiement sans contact tandis qu’un nombre croissant de constructeurs développent désormais des smartphones compatibles NFC.
  • Internet
    • Les établissements bancaires intègrent progressivement les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, ou MySpace) dans leur stratégie marketing ainsi que dans leur démarche de vente et d’après-vente. Ces outils offrent en effet aux entreprises des moyens nouveaux et utiles d’entrer en relation avec leur communauté et de créer un lien avec les utilisateurs. Il y a déjà de nombreux exemples à l’étranger comme celui de la banque néo-zélandaise ASB qui a ouvert une agence virtuelle sur Facebook dans laquelle les fans de la banque peuvent dialoguer en direct avec des conseillers et consulter des brochures produits, ou celui de Bank of America et Vantage Credit Union qui proposent d’interagir sur Twitter sur des questions de banque au quotidien. En France c’est BNP Paribas qui ouvre la danse avec son service de SAV sur Twitter. Les acteurs de e-commerce tirent également parti de l’énorme potentiel de ce media, à commencer par Paypal qui met à disposition sur Facebook son service de micro-paiement « PayPal for Digital Good » ou Amazon qui propose des cartes cadeau virtuelles à envoyer sur le mur du bénéficiaire.
  • Automates et TPE
    • Les constructeurs et les banques ne cessent d’améliorer l’accessibilité des fonctions de leurs automates avec notamment en Belgique et en Italie une prise en compte des personnes souffrant de handicaps. La notion de multifonction est également au cœur des stratégies de développement et les GAB tendent à devenir de véritables médias marketing comme en témoigne la possibilité de retrait de bons de réductions dans les DAB du Crédit Mutuel Arkéa du Massif Central en partenariat avec VVF Villages ainsi que plusieurs commerçants locaux.
  • Autres supports
    • En France, la Société Générale, BNP Paribas et HSBC sont les premières banques à offrir, avec EBICS TS, un nouveau protocole banque/entreprise avec signature jointe. Ce successeur d’ETEBAC5 est désormais opérationnel. De son côté, SWIFT lance également un produit de signature électronique, 3SKey. Il permet de signer un fichier de paiements, tant via EBICS TS que via SWIFTNet (ou tout autre protocole). Son atout est une interopérabilité mondiale et son possible usage au-delà de la confirmation de paiements. La Société Générale a même prévu d’utiliser 3SKey pour son offre EBICS TS, au lieu du certificat de signature de sa propre filiale, SG Trust.

VEILLE LUTTE CONTRE LA FRAUDE

  • Tiré par le déploiement d’EMV, la sécurisation du paiement de proximité se poursuit. Leader sur ce domaine, l’Europe zone 1 (incluant l’Europe de l’ouest, le Royaume Uni et la Turquie), présente aujourd’hui 65,4 % de cartes EMV et 84,7 % de terminaux d’acceptation. Source importante de fraude pour les cartes bancaires françaises, le Canada a enfin pris la décision de basculer sur EMV. Malgré ces efforts, et du fait du pragmatisme des fraudeurs, la fraude poursuit sa progression dans le cadre de la vente à distance. Afin de réduire les risques de compromissions massives, les réseaux internationaux poussent les acteurs monétiques à mettre en œuvre PCI-DSS dont une nouvelle version vient d’être publiée. Conjointement, sous l’égide des directives de la Banque de France, les établissements bancaires français déploient leurs systèmes d’authentification forte. Au regard du développement de la fraude, la communauté monétique est inquiète des risques véhiculés par la cybercriminalité.
  • A ce titre, m-paiement, applications mobiles et sécurité des réseaux mobiles sont au cœur des préoccupations actuelles. La croissance de ce nouveau canal ouvre grand les portes à de possibles récupérations d’informations et/ou fraudes.
  • L’heure est donc à la vigilance, comme indiqué par les tests menés à l’échelle européenne, début novembre, afin de pouvoir contrer d’éventuelles « attaque[s] informatique[s] d'envergure menée[s] depuis l'extérieur ». L’Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l'information (ENISA), confirme en effet que les défenses informatiques (services en ligne et infrastructures critiques, essentiellement) ont été éprouvées. Les résultats de cette initiative tendraient à montrer que « les pays membres ont encore des progrès à faire au niveau de leurs entraînements de sécurité nationaux » et qu’une coopération européenne est souhaitable. Selon l’ENISA, de plus amples informations sur cet exercice seront révélées début 2011. L'union européenne explique que des opérations similaires seront menées et que des organisations internationales pourraient se joindre au projet.

VEILLE ACTEURS


  • L’annonce phare de ce mois, et probablement de l’année, est l’intégration du fabricant de terminaux Hypercom par son rival et compatriote américain Verifone. Si Hypercom ne pèse qu’un tiers du parc de son nouveau détenteur, ces 15 à 20 % de parts de marché pourraient aider Verifone à détrôner Ingenico sur le podium mondial. Surtout, cela lui permet enfin de pénétrer le marché français, via la marque Thales rachetée par Hypercom fin 2007.
  • Ingenico décrit d’ailleurs, dans une interview, les spécificités de sa stratégie. Il détaille sa volonté de se différencier en offrant des services à valeur ajoutée pour le commerçant. L’industriel y précise aussi sa politique d’acquisitions et fait un point par grandes régions.
  • Représentative aussi des mutations actuelles et, sans doute, aiguillonnée par la conjoncture, la création d’un premier acquéreur non-européen d’importance en Espagne. Numéro un du pays, la Caixa a accepté de référer durant vingt ans sa clientèle à la filiale commune qu’elle inaugure avec l’Américain Global Payments. Peu après l’entrée de First Data Iberica portée par le groupe Ingenico, qui avait échoué à percer en Espagne, en juillet dernier, c’est ici une activité d’acquisition bien établie qui s’ouvre à la concurrence extérieure.

VEILLE REGLEMENTAIRE


  • Les principales évolutions réglementaires concernent le projet SEPA. Avec l’Audition publique du 17 novembre, l’attention a été focalisée sur le calendrier de migration. Sa fixation par la Commission reste hélas freinée par son grand écart entre l’écoute réaliste du marché et un excès de précaution juridique. Le règlement fixant les dates de bascule au virement et au prélèvement « interopérables en euros » est donc à présent attendu pour début 2011.
  • A cet égard, un récent discours de la Banque Centrale Européenne en forme de « vœux pour 2011 » permet de mesurer la différence dans les chemins parcourus en un an par ces trois grandes autorités SEPA (Commission, BCE, EPC). Notons qu’en France, la part de SCT parmi les virements échangés sur CORE a enfin commencé à monter, à 4,6 % cet automne. Cela traduit la conversion entamée des administrations centrales.
  • Enfin, la mise à jour mineure, au début du mois, des Recueils de règles sur le prélèvement et sur le virement de l’EPC prélude à des enrichissements plus notables à la session suivante, en novembre 2011.
  • Parmi les autres nouvelles juridiques, après les dispositions de la réforme du crédit à la consommation (« Loi Lagarde ») portant notamment sur la publicité et le micro-crédit en septembre, celles portant sur l’amélioration des procédures de lutte contre le surendettement entrent en application en France. Le retard de transposition de la Directive sur le Crédit à la Consommation de 2008 vaut un rappel à l’ordre de la Commission à la France. Elle aurait en effet dû s’achever en juin dernier, alors que le calendrier français prévoit une mise en application s’étendant jusqu’en mai 2011.
  • La Russie quant à elle régule enfin les acteurs non bancaires du paiement, notamment sur Internet. Cette mesure favorisera l’essor du commerce en ligne en protégeant les détenteurs de comptes prépayés.

Android adopte le NFC
16 Novembre 2010
Offre 3SKey de SWIFT
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FaceCash
23 Novembre 2010
Stratégie d’Ingenico
06 Novembre 2010